La sclérose en plaque

 

En France, ce sont plus de 100 000 individus qui sont touchés par la maladie. Ils sont 400 000 en Europe et 2.3 millions dans le monde. La sclérose en plaques représente la deuxième source de handicap neurologique chez les jeunes adultes derrière les accidents de la route.

La Sclérose En Plaques (SEP) est une maladie auto-immune : le système de défense censé protéger le patient d’agressions extérieures, se retourne contre ses propres cellules et les attaque pour des raisons encore mal connues.Le terme de “sclérose” tire son origine du fait que cette maladie entraînerait un “durcissement” des zones du cerveau ou de la moelle épinière. Ces lésions nerveuses sont en rapport avec la destruction de la myéline, la substance qui forme la gaine protectrice entourant le prolongement des neurones ou axones. Ces altérations ne se font pas régulièrement mais par plaques et les symptômes, qui découlent du ralentissement de l’influx nerveux, sont donc très variables d’un malade à un autre. Au début de la maladie, les lésions peuvent se réparer et la maladie évolue insidieusement sous forme de poussées laissant dans un premier temps peu ou pas de séquelles. La conséquence principale de cette maladie est la paralysie Le mode de vie du patient se trouve donc bouleversé et des assistances sont dans certains cas nécessaires.

Causes

En dépit de nombreux travaux développés sur des modèles expérimentaux de sclérose en plaques, il n’a pas été possible de prouver la responsabilité d’un agent infectieux quelconque  dans la genèse de la maladie.

Symptômes

La la sclérose en plaques est détectable au travers de plusieurs symptômes :

• Des signes visuels  : névrite optique, diminution de vue,  ou visuel, pendant quelques jours, quelques semaines, une douleur oculaire souvent sur un seul oeil.
• Des troubles moteurs  : faiblesse motrice d’une jambe, d’un bras, des deux jambes, là aussi plus ou moins sévère, paralysie faciale…
• Des troubles sensitifs  : des fourmillements, des picotements, des raideurs, brûlures, des douleurs, des signes subjectifs comme une impression d’eau qui coule, de toile d’araignée sur une partie du corps ou du visage…
• Des troubles de l’équilibre  : sensation vertigineuse, troubles de l’équilibre qui témoigne d’un dysfonctionnement du cervelet, marche un peu déséquilibrée, vision double.
• Des troubles urinaires  mais aussi de façon moins fréquente des troubles d’ordre cognitif ou de l’humeur  : tendance dépressive, fatigue inhabituelle associée bien-sûr à des signes neurologiques.

La la sclérose en plaques est une maladie qui fatigue, même en dehors des poussées. Il faut veiller, en cas de rhume, grippe, ou problème infectieux à traiter rapidement le patient pour ne pas trop le fragiliser. Ces signes permettent de détecter la sclérose en plaques la plupart du temps, il faut donc y prêter attention. Cependant, quelqu’un qui répond à ces symptômes peut dans certains cas ne pas être touché par cette maladie.

Il faut savoir que ces troubles ne vont durer au début que quelques instants. En général, ces premiers signes disparaîtront après quelques semaines. C’est ce qu’on appelle une poussée. Après ça, il peut y avoir des semaines, des mois ou des années, jusqu’à la poussée suivante. Une poussée se définit donc comme l’apparition de nouveaux symptômes ou l’amplification ou réapparition de symptômes déjà connus. Pour parler de poussée, il faut que les symptômes persistent plus de 24h en dehors d’une période de  fièvre ou d’infection. La poussée dure généralement quelques jours ou quelques semaines puis s’estompe progressivement. Les symptômes sont d’intensité variable selon les individus, et d’une poussée à l’autre chez un même individu. Entre les poussées, on dit qu’il y a une rémission. Sa durée est très variable et peut aller jusqu’à plusieurs années.

Traitement

Il n’existe à ce jour aucun traitement permettant de guérir la sclérose en plaques. Cependant, il existe des traitements qui ont pour but de diminuer la fréquence des poussées ou l’atteinte du système nerveux. Ils ne présentent pas d’efficacité sur les formes progressives de la maladie. La cortisone est le traitement référence en cas de poussée inflammatoire et des traitements de fond sont utilisés pour moduler l’activité du système immunitaire.

Accompagnement au quotidien

Certaines tâches quotidiennes peuvent être difficiles à effectuer pour les personnes atteintes de sclérose en plaques ; du fait de la perte de forces induite par la maladie.

• Préparer le repas et faire des travaux ménagers
• S’habiller
• Prendre une douche ou un bain
• Marcher
• Conduire…

La la sclérose en plaques, si elle est reconnue par un professionnel, est prise en charge par la MDPH. L’aide humaine de la PCH peut alors être octroyée (ainsi que d’autres aides) et des cartes de priorité, d’invalidité ou de stationnement peuvent être attribuées.

 


Sources

ARSEP – Fondation pour l’aide à la recherche sur la sclérose en plaques
INSERM – Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale