Alzheimer : journée mondiale de lutte contre la maladie

 

Aujourd’hui, 21 septembre, se déroule la 19ème journée de lutte contre la maladie d’Alzheimer. Ce sont actuellement plus de 850 000 personnes qui sont touchées par la maladie en France (25% des plus de 85 ans) et elles devraient être 1,3 million en 2020, compte tenu de l’augmentation de l’espérance de vie.C’est pourquoi sensibiliser et informer sont plus que jamais nécessaire.

Découverte en 1907 par le Dr Alois ALZHEIMER, la maladie d’Alzheimer est une maladie évolutive et aujourd’hui incurable, qui provoque des troubles de la mémoire, de la pensée et du comportement, rendant ainsi les personnes affectées progressivement dépendantes.

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Les premiers signes de la maladie peuvent provoquer des trous de mémoire et l’oubli de mots courants par exemple. Le déficit cognitif évoluera ensuite pour amener une désorientation spatio-temporelle et des modifications de la personnalité avant de mener à une grande dépendance dans laquelle la personne ne sera plus capable de communiquer.

La maladie d’Alzheimer souffre aujourd’hui d’un déficit de dépistage. En effet, un cas sur deux ne serait pas détecté avant un stade tardif de la maladie. Hors, le diagnostic précoce est important, il permet en effet une prescription de médicaments symptomatiques (traitement du symptôme et non de sa cause), plus efficaces lorsqu’ils sont prescrits tôt. Mais si une prescription est possible, la prise en charge d’un patient Alzheimer ne se limite pas à une approche médicamenteuse et vise à maintenir l’autonomie de la personne et à améliorer sa qualité de vie, grâce à une triple dimension médicale, sociale et psychologique. Elle engage différents professionnels de santé (neurologue, gériatre, psychiatre, généraliste, kinésithérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, orthophoniste…) mais également les services d’aide à domicile, les travailleurs sociaux et bien évidemment, les aidants familiaux.

En tant qu’acteur du secteur de l’aide à domicile, Alzheimer est une maladie à laquelle les intervenant(e)s Junior Senior peuvent être régulièrement confronté(e)s. En effet, les premiers temps de la maladie, tout particulièrement, n’excluent pas un maintien à domicile de la personne. Il est cependant important d’adapter certains gestes à la maladie.

Les interventions, lorsqu’elles coïncident avec des périodes critiques de la journée d’un patient Alzheimer peuvent être rendues plus difficiles. Ainsi, le lever, la toilette, l’habillage et la prise des repas prendront probablement une nouvelle dimension. Il est primordial dans ces situations de ne pas infantiliser le bénéficiaire. Il ne faut pas faire à la place de la personne mais plutôt lui laisser plus de temps pour effectuer les tâches de la vie quotidienne, lorsque cela est possible. Les situations d’échec étant particulièrement génératrices de stress, il convient alors de les éviter au maximum.


Sources:

http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/alzheimer
CES Pharm + Education et prévention pour la santé. Fiche technique – La maladie d’Alzheimer par le Docteur Marie Sarazin.