Comprendre la maladie de Parkinson en 5 questions

Qu'est-ce que la maladie de Parkinson

[highlight]Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?[/highlight] 

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique affectant le système nerveux central responsable d’anomalies motrices d’évolution progressive. C’est une maladie dégénérative qui résulte de la mort lente et progressive de neurones du cerveau. Comme la zone du cerveau atteinte par la maladie joue un rôle important dans le contrôle de nos mouvements, les personnes atteintes font peu à peu des gestes rigides, saccadés et incontrôlables. Les troubles liés à Parkinson apparaissent le plus souvent entre 50 ans et 70 ans. C’est la deuxième maladie neuro-dégénérative derrière la maladie d’Alzheimer.

[highlight]Quelles sont les causes de la maladie de Parkinson ?[/highlight] 

Ce qui cause la perte progressive de neurones dans la maladie de Parkinson reste inconnu dans la plupart des cas. Les scientifiques s’entendent pour dire qu’un ensemble de facteurs génétiques et environnementaux (exposition précoce ou prolongée à des polluants chimiques, l’intoxication au monoxyde de carbone, etc.)  interviennent, sans toujours pouvoir les définir clairement.

[highlight]Quels sont les symptômes la maladie de Parkinson ?[/highlight] 

Au début, les symptômes peuvent être confondus avec le vieillissement normal de la personne, mais au fur et à mesure qu’ils s’aggravent, le diagnostic devient plus évident. Dans 70 % des cas, le premier symptôme consiste en des tremblements rythmiques non contrôlables d’une main, puis de la tête et des jambes, se manifestant plus particulièrement au repos ou en période de stress. Par contre, 25 % des malades ne présentent aucun tremblement. Puis d’autres symptômes se déclarent :

  • Une diminution et une cessation des tremblements lorsque la personne fait des mouvements et lorsqu’elle dort.
  • La raideur des membres, des mouvements lents, rigides et saccadés, difficiles à initier.
  • Une perte d’équilibre, survenant plus tardivement dans l’évolution de la maladie.
  • Une perte de l’olfaction, des troubles du sommeil, de la constipation, pouvant apparaître précocement.
  • La démarche parkinsonienne est caractéristique : des petits pas en traînant les pieds, le dos voûté, avec peu ou pas de balancement des bras.

Selon les cas, d’autres symptômes peuvent apparaître :

  • Une absence d’expression faciale avec une diminution ou une absence de battements des paupières.
  • Une difficulté à avaler, une salivation excessive avec une difficulté à contenir la salive.
  • De la dépression et de l’anxiété.
  • De la confusion, des pertes de mémoire et d’autres désordres mentaux assez importants, survenant plutôt tardivement dans l’évolution de la maladie.
  • Une voix chevrotante, sans expression et une difficulté à articuler.
  • Une incontinence urinaire.

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[highlight]Existe-t-il un traitement pour la maladie de Parkinson ?[/highlight] 

S’il n’existe pas de traitements pouvant guérir la maladie de Parkinson, il est néanmoins possible d’en atténuer les symptômes par l’usage de médicaments, mais aussi en suivant certaines mesures liées au mode de vie. On peut vivre avec la maladie de Parkinson pendant plusieurs années.

Rester actif avec ParkinsonRester actif. Il est très important que le malade reste actif et qu’il fasse de l’exercice. Faire régulièrement de l’activité physique augmente la mobilité, l’équilibre et la coordination du corps en plus d’aider à lutter contre la dépression.

Parkinson : se relaxerS’accorder des périodes de relaxation. Chez les gens atteints de la maladie de Parkinson, le stress a pour effet d’augmenter l’intensité des tremblements. Pour cela, il faut veiller à ne pas les brusquer et leur apporter un cadre de vie apaisant.

Attention aux chutes avec ParkinsonPrévenir les chutes. Plus la maladie évolue, plus la marche devient difficile. Afin de minimiser les risques de chutes, il convient d’aménager l’espace du malade de façon appropriée. Par exemple, mieux vaut retirer les tapis, installer des barres d’appui près des toilettes et de la baignoire ainsi que des rampes dans les escaliers. Une évaluation en ergothérapie est souvent nécessaire.

[highlight]Quel accompagnement pour une personne atteinte de la maladie de Parkinson?[/highlight] 

Au quotidien, la pathologie se transforme en véritable handicap : rédiger un courrier, effectuer des tâches ménagères, faire sa toilette deviennent des activités problématiques. La souffrance est également psychologique. Confronté à son impuissance et à une diminution physique réelle, le malade traverse parfois des épisodes dépressifs à ne pas sous-estimer.

Bien s'alimenter quand on a la maladie de ParkinsonL’alimentation : la maladie de Parkinson n’appelle pas de régime alimentaire spécial. Il est important de continuer à bien manger, tout en gardant une alimentation équilibrée : une perte de poids est souvent associée à la maladie. Il faut en revanche faire attention à bien boire. Attention cependant, certaines difficultés pouvant apparaître ont cependant trait à l’alimentation (troubles du transit intestinal, troubles de la déglutition).

plus de 50% des parkinsoniens souffrent d’insomnie chroniqueLe sommeil : plus de 50% des parkinsoniens souffrent d’insomnie chronique. Il s’agit surtout de longues périodes de réveils la nuit (en moyenne, le tiers de la nuit) et de réveils trop matinaux. Au réveil, blocages et contractures peuvent se faire sentir d’un coup. Dans ce cas, effectuer doucement des mouvements de soulagement spécifiques, vus avec un kinésithérapeute ou un ergothérapeute. Ne pas négliger tous les moyens améliorant l’environnement du dormeur (habits amples, confortables, et faciles à enfiler/enlever, médicaments à portée de main, avec une petite bouteille d’eau à bec verseur…)

Choisir des habits amples quand on a la maladie de ParkinsonL’habillement : le choix de vêtements amples facilite grandement l’habillage. Les fermetures zip ou les gros boutons donneront moins de difficultés que les boutons ordinaires. De même pour les chaussures, les velcros peuvent être plus adaptés que des lacets, et un léger talon plat procure plus de stabilité.  

[highlight]En pratique[/highlight]

  • Le matin, attendre que les médicaments pris au réveil fassent effet pour se lancer dans des activités complexes (toilette, habillement).
  • Ne jamais laisser la personne seule sans barre de maintien.
  • Aider à la marche en soutenant l’avant-bras et en rythmant les pas à voix haute (en comptant ou en chantant).
  • Au moment des repas, s’assurer que la posture est bonne : bien calé, dos droit, bonne hauteur par rapport à la table… à un stade avancé de la maladie, la mastication devient difficile : il importe alors de prendre de petites bouchées. Pour faciliter la déglutition, on peut passer au mélangeur les aliments plus consistants avant de les consommer